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Comprendre le QR code

QR code ou code-barres : lequel choisir ?

La différence tient en un mot : une dimension. Le code-barres écrit sur une ligne, le QR code écrit sur une surface. Tout le reste — ce qu'ils contiennent, comment on les lit, ce qu'ils supportent — découle de là. Et contrairement à ce qu'on lit souvent, le plus récent ne gagne pas partout.

Point par point

Ce qui les sépare vraiment

Comparaison d'un code-barres linéaire courant (EAN-13, Code 128) et d'un QR code.
CritèreQR codeCode-barres
Contenu Jusqu'à 4 296 caractères 13 chiffres (EAN-13), une vingtaine de caractères (Code 128)
Ce qu'il porte L'information elle-même, lisible sans base de données Un identifiant, qu'il faut rapprocher d'un fichier
Sens de lecture Tous, y compris à l'envers Un seul, il faut aligner le lecteur
Résistance à l'usure 7 à 30 % de la surface peut manquer Aucune redondance : une rayure suffit
Lecteur nécessaire N'importe quel téléphone, sans application Une douchette laser, ou un lecteur d'images
Vitesse en caisse Rapide, mais il faut cadrer Quelques millisecondes, sans viser
Place occupée Un carré ; à contenu égal, plus encombrant qu'une bande Une bande fine, qui se glisse partout
Impression Exige une résolution nette et une marge blanche Tolère l'impression thermique la plus rustique
Coût Nul : format normalisé et libre de droits Nul également

La cause de tout le reste

Une ligne contre une surface

Un code-barres ne se lit que dans un sens parce qu'il n'a qu'une dimension utile : sa hauteur ne sert qu'à donner prise au faisceau. Toute l'information est dans la largeur des barres.

Ce que la seconde dimension apporte

Le QR code utilise la hauteur et la largeur. Sur la même surface, il loge deux cents fois plus d'information — assez pour porter le contenu réel d'une caisse, et non un numéro qu'il faudrait aller chercher ailleurs.

C'est aussi ce qui permet ses trois repères d'angle : le lecteur trouve le code et comprend son orientation avant même de commencer à lire. Un code-barres, lui, doit être présenté droit.

Et c'est enfin ce qui laisse la place à la correction d'erreur. Sur une seule ligne, il n'y a pas de place pour la redondance ; sur une surface, si.

Chacun son terrain

Quand chacun est le bon choix

La question n'est pas de savoir lequel est le meilleur, mais lequel répond à votre situation. Voici les trois cas de figure.

Le code-barres reste le bon choix

Quand vous scannez en grande série, au même poste : caisse, entrepôt équipé, chaîne de conditionnement. Une douchette laser lit sans viser, sans latence, et coûte moins qu'un lecteur d'images.

Quand l'étiquette est minuscule aussi : une bande fine se glisse là où un carré ne tient pas.

Le QR code s'impose

Quand celui qui scanne n'a pas de matériel dédié — un chauffeur, un poseur, un client. Son téléphone suffit, et il n'a rien à installer.

Quand l'étiquette va souffrir : poussière, pluie, coup de cutter au déballage. La correction d'erreur fait la différence.

Le cas de QuickTrack

Suivre du matériel entre plusieurs sites réunit les deux conditions du QR : personne n'a de douchette sur un chantier, et les étiquettes voyagent mal.

S'y ajoute une troisième raison, décisive : le code porte le contenu déclaré de l'unité logistique. À la réception, on sait ce qu'il y a dans la caisse sans l'ouvrir et sans consulter aucun fichier. Un code-barres n'aurait pu porter qu'un numéro.

Le code posé sur vos propres documents

Choisir le QR code ne veut pas dire refaire ses étiquettes. QuickTrack le pose sur les documents que vous produisez déjà — bon de sortie, bon de livraison, fiche de fabrication — et il y porte ce que le document dit.

Poser un QR code sur un de vos documents

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande sur les deux formats

Le code-barres est unidimensionnel : l’information est portée par la largeur des barres, sur une seule ligne. Le QR code est bidimensionnel : il utilise aussi la hauteur, ce qui lui permet de contenir beaucoup plus, et d’être lu dans n’importe quel sens. C’est cette seconde dimension qui change tout.

Non, et ce n’est pas souhaitable. En caisse, le code-barres reste le plus rapide et le plus économe : un scanner laser le lit en quelques millisecondes sans caméra ni traitement d’image. Les deux formats cohabitent, chacun sur son terrain.

Un code-barres EAN-13 contient treize chiffres, un Code 128 une vingtaine de caractères. Un QR code peut en porter jusqu’à 4 296. Concrètement : le code-barres désigne un article dans une base de données, le QR code peut porter l’information elle-même.

Une douchette laser classique, non : elle ne lit qu’une ligne. Il faut un lecteur d’images, ou simplement un téléphone. C’est d’ailleurs l’avantage décisif du QR code sur le terrain : tout le monde a déjà l’appareil qu’il faut dans sa poche.

Le QR code, sans comparaison. Il embarque une correction d’erreur qui laisse disparaître de 7 % à 30 % de sa surface sans perdre le contenu. Un code-barres rayé sur toute sa hauteur devient illisible : il n’a aucune redondance de ce type.

Le QR code, pour trois raisons : il se lit avec un téléphone que chacun possède déjà, il survit aux conditions d’un dépôt ou d’un chantier, et il peut porter directement le contenu d’une unité logistique plutôt qu’un simple numéro à rapprocher d’un fichier.

Pour aller plus loin : comment fonctionne un QR code, la traçabilité du matériel entre sites, ou les tarifs.